30.09.2009

Plumes, cheval et ULM

 

Dinosaure à plumes ou oiseau primitif.jpgJusqu'à aujourd'hui, l'absence de plumes chez les dinosaures plus anciens que l'Archaeopteryx constituait un chaînon manquant de l'évolution. L'abondant plumage de l'Anchiornis huxleyi, notamment au niveau des pattes, apporte donc un nouvel éclairage sur l'évolution précoce des plumes à une période proche de la transition des dinosaures aux oiseaux..... ici

et

La Maison des oiseaux offre un avenir aux autistes

 

27.09.2009

Jardin des soeurs de l'Adoration

Jardin des soeurs de l'Adoration - Croire
rue Gay-Lussac à Paris, le jardin des soeurs de l'Adoration réparatrice est ouvert au public un jour par an, lors de la fête des Jardins.

Leur chapelle est ouverte tous les jours entre 7 h et 22 h.
Mots-clés : adoration jardin

 

Écrit, et vécu, il y a quelques années

J’ai poussé le portail du carré des enfants. De chaque côté du bac à sable deux petits de trois ans, une fille à chaussures roses et un garçon à grosse tête très blonde, avaient cessé de jouer pour regarder, inquiets, un garçon de seize ans qui s’agitait tout seul au milieu du désert, frappant convulsivement l’air et le sol avec une pelle de plage bleue, remuant la tête en tous sens et faisant voler le sable sur un grand jeune homme en jean et veste noire, altier comme une statue de bronze, qui essayait de le calmer.

 

Je me suis approchée. Saïd, le jeune homme, m’a regardée, puis, comme s’il lisait en moi une chorégraphie, a reculé de trois pas, pour retourner s’asseoir sur le banc où l’attendait un livre ouvert sur la tranche : Chemins qui ne mènent nulle part. Le garçon, Victor, a redoublé de fureur panique, parcourant l’espace de ses yeux vides, poussant des petits cris, semblable à une mécanique en train de se désarticuler en dévalant une pente raide. Je me suis accroupie près de lui, en chantonnant très doucement et en regardant ailleurs j’ai saisi sa main, au moment où il la balançait dans le sable.

 

Instantanément, il est devenu parfaitement paisible, un lac d’huile. À voix basse, je lui ai dit quelques mots tendres. On est restés un long moment comme ça tous les deux, main dans la main, sans bouger.

 

Une jeune fille avec une poussette et deux grands enfants est entrée dans le carré. Le frère et la sœur, qui semblaient jumeaux, se sont mis à faire des piquets et des roues autour du bac à sable. Le bébé est parti en flèche zigzagante sur ses petites jambes, faisant osciller sa fine mèche de cheveux, attachée en palmier au sommet de son crâne. Après quelques pas, il est tombé. Le temps que l’information parvienne à son cerveau, il est resté un moment immobile et muet, puis s’est mis à pleurer.

 

Victor a fait un léger mouvement vers moi, pour que je le regarde. Ses yeux maintenant étaient noirs, brillants. Il les a plantés solidement dans les miens, son visage tendu par une intense concentration. Comme s’il voulait le faire entrer vraiment en moi, il a prononcé un mot. « Qu’est-ce que tu me dis, chéri ? » En s’appliquant mieux, il a répété son mot, un mot impossible à écrire, un mot de lui seul connu sur cette terre.

 

Je me suis tue, mais il a bien vu que je n’avais pas compris. Oh Dieu, pourquoi m’as-tu privée de mon savoir, pourquoi m’as-tu laissée sourde à la langue de cet enfant, le tien ? Il a senti ma détresse, Victor, de sa main il m’a prise fermement par la nuque, a amené ma tête contre la sienne et m’a gardée là, oreille contre oreille, comme si c’était moi qui étais devenue son enfant, comme s’il avait à m’enseigner ce que je risquais d’oublier, le lieu réel de notre cœur.

 

Et soudain, j’ai compris son mot. Il disait, ce mot : « On est tous des yeux, des oiseaux, des fleurs cruelles. » Alors je lui ai répondu, juste avec les vibrations de mon tympan : « Oui, mais je suis avec toi. »

26.09.2009

une muraille de feu pour m'entourer. ils n'en saisissaient pas le sens, et ils avaient peur de l'interroger

 

ainsi ici

Première lecture : Livre de Zacharie, chapitre 2,5...15
Moi, Zacharie, je levai les yeux et voici ce que j'ai vu : un homme qui tenait à la main une chaîne d'arpenteur. Je lui demandai : « Où vas-tu ? » Il me répondit : « Je vais mesurer Jérusalem, pour voir quelle est sa largeur et quelle est sa longueur. » L'ange qui me parlait était en train de sortir, lorsqu'un autre ange sortit le rejoindre et lui dit : « Cours, va dire à ce jeune homme : 'Jérusalem doit rester une ville ouverte, à cause de la quantité d'hommes et de bétail qui la peupleront.'
Quant à moi, je serai pour elle, déclare le Seigneur, une muraille de feu pour l'entourer, et je serai sa gloire au milieu d'elle. Chante et réjouis-toi, fille de Sion ; voici que je viens, j'habiterai au milieu de toi, déclare le Seigneur. En ce jour-là, des nations nombreuses s'attacheront au Seigneur, elles seront pour moi un peuple, et j'habiterai au milieu de toi. Tu sauras que le Seigneur de l'univers m'a envoyé vers toi.
Evangile selon saint Luc, chapitre 9,43-45
Comme tout le monde était dans l’admiration devant tout ce que faisait Jésus, il dit à ses disciples : « Mettez-vous bien en tête ce que je vous dis là : le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles, elles restaient voilées pour eux, si bien qu'ils n'en saisissaient pas le sens, et ils avaient peur de l'interroger sur ces paroles.Comme tout le monde était dans l’admiration devant tout ce que faisait Jésus, il dit à ses disciples : « Mettez-vous bien en tête ce que je vous dis là : le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles, elles restaient voilées pour eux, si bien qu'ils n'en saisissaient pas le sens, et ils avaient peur de l'interroger sur ces paroles.Comme tout le monde était dans l’admiration devant tout ce que faisait Jésus, il dit à ses disciples : « Mettez-vous bien en tête ce que je vous dis là : le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles, elles restaient voilées pour eux, si bien qu'ils n'en saisissaient pas le sens, et ils avaient peur de l'interroger sur ces paroles.

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25.09.2009

Salut les p'tits gars !

44294332_p.jpg

photo trouvée ici

24.09.2009

San Francisco Bay, and clouds

 

Another Cloud Reel... from Delrious on Vimeo.

 

 

(lien trouvé sur le site du Monde)

 

Back home

It has been quite a long blog-break.
Now, let me come back home.














I found a beautiful book.
It is a collection of poems.

Psaumes du temps présent by Alina Reyes

Mais Dieu évolue comme sa créature
Dans le temps, hors du temps, il lui faut
Faire des sauts, préciser son être.


I would do a free translation of these lines in this way

But God too evolves like his creature
in the TIME, out of the TIME,
he has to make certain jumps,
he has to precise his being.

Needless to say, i am not so happy with this translation.
However it gives a glimpse of the original French lines.

It's interesting that God also evolves....

 

Thank you Ben ! (voir ici, en musique)

11:28 Publié dans Paroles | Lien permanent | Envoyer cette note

22.09.2009

Grâce

aurorayellowknife_takasaka.jpg

voir en grand ici, et le commentaire

 

Quelle joie quand on m'a dit :
« Nous irons à la maison du Seigneur ! »
Maintenant notre marche prend fin
devant tes portes, Jérusalem !

Jérusalem, te voici dans tes murs :
ville où tout ensemble ne fait qu'un !
C'est là que montent les tribus,
les tribus du Seigneur.

C'est là qu'Israël doit rendre grâce
au nom du Seigneur.
C'est là le siège du droit,
le siège de la maison de David.

psaume du jour, ici

21.09.2009

passagèrement

"Le moine, en somme, ne doit travailler à la cité terrestre, si bien qu'il y travaille, que comme un hôte qui ne s'y sent pas chez lui. Il paye d'autant plus scrupuleusement son écôt, mais il ne s'attache pas au logement de passage, ni à rien de ce qu'il doit y laisser pour acquitter sa dette. Tout cela sera détruit. Il le sait, et il reste l'homme qui ne travaille dès maintenant, même en collaborant passagèrement à une autre, qu'à l'oeuvre éternelle. Ce qu'il fait, même en donnant la main à la cité terrestre, ce n'est que pour édifier la cité céleste, et pour s'en rendre lui-même tout d'abord une pierre bien conditionnée."


Louis Bouyer, Le sens de la vie monastique

21:39 Publié dans Paroles | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : christianisme

20.09.2009

De profundis

" Un bruit sourd montait des profondeurs bleues au-dessous de nous. Différent du bruit familier de l'homme, de l'animal, d'une machine, du bois, du vent, d'un fil de fer, d'un arbre ou d'un insecte, un bruit différent des bruits de la terre et qui venait de très loin, des profondeurs de la mer. Un bruit comme si j'entendais cet univers bleu respirer, inspirer et expirer. Comme une fourmi qui n'entendrait qu'une infime partie, un millionième de ce que nous sommes, moi aussi j'entendais le bruit sourd et profond d'une infime parcelle de cette vaste et somptueuse créature vivante qu'on appelle la mer. Je sentais mes tempes battre, mes oreilles siffler. J'ai toujours été effrayé par ce bruit inaudible, immobile et profond. Je veux parler. J'ai envie de hurler en silence pour ne pas entendre ce bruit. L'idée me traverse de nager jusqu'à l'île Pointue, d'aller sur le rivage et de chanter à tue-tête.

- Barba, j'ai dit, pour l'amour de Dieu, dis-moi pourquoi la mouette vole jusqu'à l'île Pointue et va voir là-bas s'il y a un pêcheur.


(...)


- Non, ne casse pas du sucre sur le dos de l'homme. Ça dépend des gens. Y'en a qui se contentent de ce qu'ils ont.

- Ils sont rares.

- Non, ils sont nombreux.

Il a montré les sommets enneigés d'Uludag.

- Y'en a par là-bas, il a dit."

 

Sait Faik Abasiyanik, "Une histoire pour deux"

15:12 Publié dans Paroles | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : littérature

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