24.10.2009
Voir
L'autre soir, j'ai fait remarquer aussi à ces personnes le contraste entre le pauvre aveugle Bartimée qui sur l'appel de Jésus abandonne tout aussitôt et se trouve aussitôt sauvé, et le jeune homme riche qui repart tristement, ne pouvant répondre à cet appel, pas plus qu'un chameau ne peut passer par le chas d'une aiguille. Comme toujours elles étaient embarrassées, on n'aime pas savoir que nos biens nous encombrent pour entrer au paradis.
"Notre aveugle, lui, accède d’emblée à la vue parfaite. C’est pour cela que Jésus lui dit que sa foi l’a sauvé, pas seulement guéri de sa cécité : sauvé. En quoi consiste cette foi ? À voir en cet homme, Jésus, ce qu’il est en réalité, en profondeur : la présence de Dieu, de celui qui, étant au-delà de toute mort, nous arrache à toutes les formes de mort que nous pouvons avoir à traverser. Il vient les franchir avec nous et nous ne pouvons les franchir qu’en le suivant, qu’en allant avec lui. L’aveugle jette son manteau, tout ce qu’il a pour le protéger des intempéries, tout ce qu’il possède. C’est totalement démunis que nous pouvons marcher avec le Christ. L’épisode du riche qui s’en va triste et renonce à suivre Jésus précède de peu la guérison de l’aveugle. Ce riche possédait beaucoup plus qu’un manteau et Jésus lui avait demandé de tout abandonner et de le suivre. Remarquons que rien de tel n’est demandé à l’aveugle, ni de jeter son manteau ni de se mettre à la suite de Jésus. Il fait cela spontanément parce qu’il est devenu capable de « voir » qui est ce Fils de David. Il a vu assez clair pour trouver le trou de l’aiguille, le passage étroit du don de sa vie, seule porte du Royaume de Dieu."
Marcel Domergue, jésuite. Lire ici sur croire.com sa méditation entière sur le texte de ce dimanche.
11:12 Publié dans Écouter voir, Paroles | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : christianisme


voir en grand
et